Voici venir un nouveau dossier de
fond. Il ne traite pas d'un grand problème de
société, il ne va pas vous éclairer sur le
fonctionnement de l'univers, il ne va pas vous faire perdre vos kilos
superflus, il ne va pas vous rendre la vue, il ne guérit pas les
verrues. Mais il est là, juste en-dessous.
Ce dossier, bien que très bien écrit et finement
analysé, ne se veut à aucun moment exhaustif. Si vous
avez
une plainte à formuler, écrivez-la sur un bout de papier,
puis essayez de plier ce papier plus de 7 fois. Ensuite, abandonnez et
jetez-le, et prenez-vous un jus de fruits, détendez-vous, quoi.
Hard
Rock, Heavy Metal : l'Odyssée capillaire
Cette histoire démarre dans les années 60. D'aucuns me
diront que l'histoire du Hard Rock démarre avec le blues, et que
donc ça remonte bien avant. Ce à quoi je répondrai
: peut-être. Et ça fera déjà une bonne chose
de réglée.
Au début
des années 60, donc, il y avait des stars qui s'appelaient les
Beatles. Ils étaient super connus, et toutes les filles leur
couraient après. On sait pas trop bien pourquoi, parce que dans
l'ensemble, ils étaient pas très beaux, surtout le petit
à gros nez, mais oui, vous voyez bien de qui je veux parler.
Musicalement, ils ont exploré un peu, et puis y avait quelques
trucs sympas, le genre de trucs qu'on chantonne sous la douche, Yesterday,Yellow
Submarine, tout ça... Bon, c'était gentil. Seulement,
ils faisaient subir à leurs cheveux les pires atrocités.
"On
est
des oufs du ch'veu, nous, ouais !"
Enfin, bref. Le cheveu était oppressé, torturé,
coupe-au-bolé, et bon, musicalement, on avait trop rien qui nous
remuait vraiment les tripes. Alors, un peu plus tard, il s'est
passé un truc. Sont arrivés, semblant crever le ciel, et
venant de nulle part...
Les
Rolling Stones
Les
stones. Maintenant ils sont vieux, mais avant ils étaient jeunes
Bon, au début, les Stones, ça donnait rien. Ils
décollaient pas. Sûrement parce qu'ils avaient le
même look de merde que les Beatles. De désespoir,
sûrement ils ont laissé leurs cheveux pousser un peu plus
long, ils sont devenus un peu rebelles, et c'est là que
ça
c'est mis à donner de suite des trucs pas mal, genre Can't
get no, Paint it Black, tout ça. Ca
commençait
à être mieux. La puissance du cheveu commençait
à se faire sentir. Le cheveu progressait. On sentait qu'il y
avait quelque chose qui se préparait. Sans pouvoir dire quoi.
Bon, avec les
Stones, le cheveu commençait à se lâcher, il
débutait son ascension. Mais ce n'était encore rien.
Même l'explosion Jimi Hendrix et sa coupe afro en 1968 ne nous
avait pas préparé à ça. Car, allait arriver
une petite révolution. Ce qui allait vraiment changer la
musique.
Quelque chose de lourd, de fort, était sur le point d'arriver.
Il
y avait de l'électricité dans l'air. De petits arcs
électriques se formaient entre les gens dans la rue tellement la
tension était énorme et palpable. Car, connement, alors
qu'on s'y attendait pas, arrivèrent...
Les
années 70
"Bonjour,
on est les années 70"
Plusieurs groupes tels que Led Zeppelin et Deep Purple, puis Queen, et
bien d'autres se mirent à tout détruire sur leur passage.
Le cheveu devenait long partout. La métamorphose avait
commencé. On vit pousser des choses étranges sur les gens
:
Des
vêtements super classes :
Des
bottines d'enfer :
Des
jeans serrés et des pantalons aux formes bizarres :
Des
effets psychédéliques :
Enfin, bref, ça devenait fou. Musicalement, ça
dépotait, on avait au début une sorte de blues un peu
plus
énervé, et puis des arrangements d'opéra pour de
la
musique, des pianos, des cuivres, des tubas, des palmes, un seau, une
pelle, un chocolat liégeois et 3 cafés pour la 4. On
avait
des réunions démentielles de fan comme le Rainbow aux
Etats-Unis, et tout un tas de trucs dingues et bien chouettes. En plus,
ces bottines, c'était grave la classe.
Et puis bon,
alors qu'on était tous en train de devenir fous, que ça
devenait tellement énorme qu'on se mettait à faire
n'importe quoi, par exemple des solos de basse de 20 minutes. Alors que
la folie commençait à devenir trop énorme, ou au
contraire à s'affaisser dans les coins, vinrent nous prendre par
surprise...
Les
années 80
"M'en
fous j'étais déjà mort"
Et c'est là qu'apparut le heavy metal, ou plutôt la New
Wave of British Heavy Metal. Comme ça, d'un coup, parce que
c'était fun. Lancé par des groupes comme Judas Priest,
rejoints bientôt par Iron Maiden ou Helloween, on avait droit
maintenant à deux guitares : une lead et une rythm.
N'en jetez plus, c'était bon. En plus il y avait des trucs super
fendards, comme du cuir, des clous, du
cuir avec des clous, ou encore la
merveilleuse frange de Bruce Dickinson. Les débuts
étaient bien puissants, et puis c'est devenu un peu la routine.
Heureusement, au milieu des années 80, est apparu quelque chose
d'énorme, de démentiel, qui ENFIN, allait donner son sens
à la musique. Ce dont je veux bien sûr parler c'est...
Le
BRUSHING
"Je
n'vois pas de quoi vous voulez parler"
Et ça, couplé à son ami maquillage, ça a
donné des trucs bien forts. On a eu droit à des looks
d'enfer, aussi sobres que ceux de, par exemple :
Kiss
Europe
Stryper
(oui, ce sont tous des hommes, oui)
Twisted
Sister
Enfin, bref, c'était fort, il y avait des masses de cheveux
énormes qui headbangaient en rythme, c'était fou. On
avait
des nappes de synthé de partout, des basses en forme de hache,
des maquillages outranciers, du rose à lèvres, des peaux de bête. La musique
avait enfin trouvé sa voie. C'était chouette. Puis vint le désastre. Mais c'est une
autre histoire.