Aujourd'hui, Choucrouteweb vous
propose rien moins que de devenir l'égal des grands
réalisateurs comme Robert Zemeckis, Ridley Scott, Steven
Spielberg ou encore Robert Kramer (réalisateur du grand film Diesel,
pour les incultes ou les gens pas complètement barrés
à l'Ouest qui seraient capables de l'avoir vu). Pour cela, c'est
très simple, vous n'avez qu'à lire ce qui est en dessous,
c'est beau, c'est bien expliqué, c'est bien écrit, c'est
clair. Je me demande ce que ça fait sur ce site tellement c'est
bien fait.
Tout d'abord, vous le devez savoir. Diantre, cette phrase n'a pas
été achevée, mais je viens juste de me rendre
compte que j'ai fait une tournure archaïque, ça m'a
coupé. Bref. Il vous faut, pour faire un film, plusieurs choses
relativement essentielles. Pour cela, consultez la liste de matériel.
Bon, allez,
maintenant que vous êtes équipés, on va parler de
ce
qui nous intéresse : le film du futur. Attention ! Ne confondez
pas "le futur" et "le film du futur". Le futur dans les films est
toujours très différent du futur. Plus mystérieux,
plus sauvage, plus imprévisible. Aussi, ici nous vous donnons
les
règles à respecter pour faire de votre film un vrai film
du futur. Vous aurez ainsi tous les éléments pour
créer un futur crédible et cohérent dans votre
film. Pour le reste, vous avez quartier libre, mais ne vous
éloignez pas trop, la nuit va bientôt tomber.
Tout d'abord,
une chose à savoir. Il y a plusieurs types de futurs : le futur post-apocalyptique,
dans lequel tout est cassé, et où on se débrouille
avec les moyens du bord, le futur super-technologique dans
lequel
tout est automatique, même les chausse-pieds et les tartines de
confiture, et enfin le futur ultra-sécuritaire, variante
du futur super-technologique, mais dans lequel les
chausse-pieds
et les tartines de confiture vous surveillent pour dire tout ce que
vous
faites, généralement à un gros cerveau central qui
vous prive de vos libertés. Bon, disons-le tout net, on laissera
l'exclusivité du futur ultra-sécuritaire aux
cinéastes qui ont du talent, c'est trop casse-gueule. On ne
parlera donc ici que du futur post-apocalyptique et du futur super-technologique.
"Haut
les mains, chausse-pieds espion !
Tu es fait !"
I. Le futur post-apocalyptique.
Le principe du futur post-apocalyptique est
très simple : une grosse catastrophe a annihilé quasiment
tout ce qu'il y avait sur la planète, ne laissant que
désolation et plus rien de technologique. Aussi, dans le futur
apocalyptique, il sera de bon ton de trouver un décor dans
lequel
il y a des immeubles effondrés, mais il faudra aussi voir
à munir vos héros d'accessoires dont la fonction
première aura été détournée, ce qui
ajoutera un petit effet comique. Ah ah ah. Assez ri, prenons un
exemple.
Un des personnages pourra se servir d'objets
de haute technologie d'avant la catastrophe comme d'un marteau, par exemple.
"Regarde,
quel joli presse-papiers !"
Vos héros se déplaceront donc dans ce monde à pied
ou, vraiment très occasionnellement, en véhicule à
moteur. Il faudra insister sur la rareté de l'essence dans ce
monde où on n'a même plus de Royco Minut'soup ! De plus,
les véhicules à moteur se devront d'avoir une allure
totalement biscornue et trafiquée, avec plein d'excroissances
(tuyaux, ventilateurs, saladier...) sur la carrosserie dont ont
pourrait
croire qu'elles ne servent à rien mais en fait non, elles ne
servent à rien (ah si, à avoir plus de prise au vent et
à alourdir l'engin).
Note : le plus amusant dans ces
films est d'introduire un personnage qui n'a pas connu la grande
catastrophe et qui sera donc étonné de la situation
actuelle. Les motifs pour introduire un personnage sont facilement
imaginables : le personnage aura voyagé dans le temps,
été cryogénisé, lyophillisé ou aura
eu une panne de réveil. Le décalage du personnage donnera
un petit côté de comédie à votre film, qui
fera ainsi plus d'entrées.
Pour les
costumes, vous veillerez à trouver des
tenues chamarrées et folkloriques, un peu construites sur le
même modèle que les véhicules (plein de trucs
inutiles et archaïques de collés dessus).
Bon, maintenant
que nous avons fait le tour du futur post-apocalyptique, nous
pouvons nous tourner vers l'autre type de futur, j'ai nommé...
"Pfou
!
La galère pour se fabriquer un cure-dents dans ce monde à
la con !"
II Le futur super-technologique
Dans le futur super-technologique, tout
est fait pour le bonheur des gens : tout est automatisé,
prémâché. Ainsi les gens du futur super-technologique
ont toute lattitude pour ne rien faire du tout, se goinfrer de
nourriture sans remuer le petit doigt et ainsi finir en masse de chair
graisseuse, immonde et avâchie sur un canapé protéiforme
avec un robot qui leur apportera automatiquement un seau pour qu'ils
puissent s'épandre en vomissements répugnants qu'ils
retransformeront ensuite en nourriture qu'ils réingurgiteront et
ainsi de suite.
"Me
regardez pas comme ça, c'est la faute au futur"
Enfin, vous l'aurez vu, ça s'annonce radieux. Dans la maison,
tout sera donc robotisé. Même les animaux de compagnie.
Ainsi votre animal de compagnie sera un chien robot indestructible qui,
avec sa pile atomique et sa durée de vie de 250 ans ne risque
pas
de vous mourir sur les bras. Si jamais il n'est pas assez câlin,
un simple réglage et ce sera bon. Génial.
"Quel
réalisme, ce chien, on dirait un vrai."
Pour ce qui est des costumes, il est important qu'ils aient une petite touche futuriste. Choisissez
donc des costumes originaux ou alors recouvrez les tout simplement de
papier aluminium qui donnera à votre film un cachet de
superproduction américaine. Faites de même pour les
accessoires,
véhicules, maisons, immeubles, que sais-je encore.
Bon,
maintenant
que vous avez compris toutes les subtilités inhérentes
à chacun des deux futurs étudiés, donnons les
derniers conseils qui sont valables pour les deux types de films.
N'oubliez pas : votre film se passe dans le futur, aussi prenez bien
soin de lui donner une date futuriste. Par exemple 2005 ! Oui !
2005 ! Ne soyons pas mesquins, visons le long terme ! Ou alors, trouvez
une bonne excuse pour que la situation soit comme ça. Evitez
aussi de tourner le remake d'un film américain à gros
budget sans avoir les droits. Certains risqueraient de ne pas
l'apprécier. Ou alors si vous le faites, évitez de
l'appeler "Un nouvel espoir Bis" ou "Alien prime".
"George,
viens voir, je crois qu'on tient un sale copieur"
Et bientôt, à vous la gloire, le succès, l'argent
et les groupies nues dans votre jacuzzi. Merci qui ? Hein ? Non non,
c'est tout naturel.