"Aujourd'hui moi, Robert Hossein, je suis ici pour vous parler de quelque chose qui nous regarde tous, sans distinction d'âge, de sexe ou de religion. Je veux vous parler des métiers méconnus et méprisés dans le monde de la musique" (Robert Hossein)

Aujourd'hui Choucrouteweb vous propose de découvrir des personnalités rares, inédites et fascinantes. De vous pencher sur les destins et les existences de ces travailleurs de l'ombre qui participent à faire les vrais tubes de la chanson française ou internationale.


Clyde, nananiste



"Pour moi le nanana, c'est une vraie passion. Au début je me contentais de chanter, mais à partir du moment où on me l'a fait découvrir, j'ai découvert que ça me permettait de m'évader et d'exprimer ma vraie créativité en tant qu'artiste. Je sais qu'il est souvent relégué au second plan dans une chanson mais c'est un tort. Le nanana a une puissance évocatrice et une force que je qualifierais presque de romantique, au regard des grands comme Beethoven ou Baudelaire. J'ai d'ailleurs dans un coin tout un album exlusivement en nananas, et je ne désespère pas de convaincre un jour quelqu'un de vraiment talentueux de le produire."


Son plus grand succès : J'ai encore rêvé d'elle du groupe Il était une fois


Jean-Pierre, doubidoubiste



"Je sais que beaucoup comparent les doubidoubistes aux nananistes, mais il faut bien comprendre que ce sont deux écoles de pensée radicalement différentes, j'allais même dire opposées. Le nanana est plutôt introspectif et plein d'une fièvre dissimulée alors que le doubidou a un côté festif et direct qui lui donne un impact plus immédiat, mais pourtant à mon sens pas moins nuancé. Il réclame une joie communicative, un vrai sens du rythme et de la fête. Enfin, j'ai arrêté de faire du doubidou il y a quelques années maintenant, je suis devenu consultant en doubidoubing, et je fais profiter de mon savoir à des jeunes qui veulent faire carrière dans le doubidou."


Son plus grand succès : Born to be alive de Patrick Hernandez


Peter, triangle hero



"Je me rappelle qu'on s'est toujours moqué de moi parce que je ne voulais jouer que du triangle. Peu m'importait, et finalement, j'ai fini, à force de courage et de persévérance, par réussir à imposer mon propre style et mon propre son dans le milieu. Je pensais enfin qu'on me respecterait pour ce que j'avais accompli, mais en fait non et j'ai dû me contenter de continuer à fournir mon travail de joueur de triangle tout en ravalant mon orgueil sous les moqueries incessantes de mes camarades. Seuls mon flegme naturel et ma passion pour le triangle m'ont permis de m'en sortir."


Son plus grand succès : Tout tout pour ma chérie de Michel Polnareff


Bon bah c'était très intéressant tout ça, mais quand même, quel sacré ramassis de louseurs.

Retour à


Choucrouteweb