"Un programme qui ne prenait pas les enfants pour des imbéciles" (Jacqueline Joubert)
"Y a qu'une télé, c'est Téléchat" (Le générique de téléchat)

Quelle était vraiment cette émission énigmatique pleine de zones d'ombre dont on sait finalement peu de choses et qui a été diffusée pendant 5 minutes chaque jour de la semaine, tôt le matin (sans doute pour toucher plus facilement les esprits fragiles), pendant pas moins de 3 saisons ?


Au-delà de ces phrases choc visant à nous faire accepter l'innocence et la pertinence de cette émission, apparaissent des témoignages d'enfants troublés, perturbés, parfois complètement traumatisés. Le petit Fabien, 25 ans, déclare à propos de cette période sombre de son enfance : "...". En effet, le petit Fabien a sombré dans le mutisme après avoir vu son premier épisode de Léguman. Quels étaient les acteurs de ce rouleau compresseur qui s'en prenait à l'innocence de ceux qui n'étaient somme toute que des enfants à l'époque, puisqu'ils étaient petits, mais petits au sens de jeunes, hein, pas au sens de petits comme un truc tout petit ? Comme par exemple un dé de couture, regardez, c'est petit, voilà.


Les acteurs principaux de cette horrible mascarade d'émission pour enfants :


Groucha, le chat avec son plâtre qui fait peur



Lola, avec son long cou d'autruche et ses yeux fourbes


Et tout un autre tas d'intervenants aux noms tous plus effrayants les uns que les autres : Sophie la cuillère, Maître Duramou le fer à repasser, Raymonde la fourchette, Mikmac, le micro bizarre avec son oreille trop grande qui tourne sur elle-même, Brossedur le balai, les Gluons...


Des saynètes terrifiantes de Pubpub aux interventions de tous ces objets cruels animés mystérieusement de vie, cette émission a conditionné toute une génération d'enfants dont la seule vision d'un plâtre sur un chat géant qui parle emplit de terreur. Ils ont accepté de témoigner pour exorciser leur peur.



Déjà 23 témoignages poignants

"Tout ce que je me rappelle c'est le gros chat présentateur avec son bras dans le platre qui me terrorisait avec l'autruche en coprésentatrice. J'en avais peur. Le chat était terrible, parce que c'était un vrai gros CHAMOCH, qui me faisait peur, alors qu'il avait une voix rassurante. Cette dissonance entre l'apparence et la voix n'arrangeait pas mon affaire, ça devenait bien trop compliqué du haut de mes 3 ans. C'est peut-être à cause de ce chat que pendant très longtemps j'en avais vraiment rien à branler des chats.

Je crois vaguement me souvenir des légumes aussi, mais j'étais trop submergé de malaise pour m'en forger un souvenir. Je préférais quitter l'écran, aller jouer ou zapper si encore j'arrivais à m'approcher de la télé pour changer de chaine. Il y avait aussi le générique, avec le chat qui tirait sur sa propre queue qui faisait le tour de l'écran, c'est peut-être le graphisme déjà désuet à l'époque qui me mettait en mauvaise condition. J'en avais trop peur pour regarder entièrement, ou alors j'ai tout enfoui au fond de ma mémoire."


Alexandre V, Eaubonne

"Ben déjà les "objets humanifiés" me faisaient un peu peur, mais bon. C'est tout. 'M'en souviens pas assez. À part ça, rien de bien. Mais ça me faisait moins peur que l'icône en forme d'oreille qu'ils inséraient dans les épisodes d'Ulysse 31. Ben ouais, en plein milieu de l'épisode d'Ulysse 31, y'avait un texte écrit en blanc sur fond bleu qui résumait l'histoire, pour les sourds et les malentendants, et l'icône en forme d'oreille me traumatisait. Une fois je me suis caché derrière le fauteuil ; en fait ça coupait brutalement."


Julien L, Gauchy

"La plupart des souvenirs que j'ai sont assez vagues :
* Groucha qui à l'instar de Riki le pélican (l'ami de Petzy, qui pouvait sortir toute sorte d'objets de son bec), sortait des accessoires de son plâtre (via d'un genre de panneau d'accès pour aller dedans).
* Lola l'autruche qui se cachait dans son trou, elle parlait alors avec le gluon du trou.
* Brossedur le balai, j'ai en tête qu'il était responsable d'un genre de département soudure et cablage au sein de téléchat.
* Mikmak le micro, le complice de Groucha lors de ses reportages.
* Pubpub, le singe immonde des pubs nulles.
* Les gluons* qui sont en fait des constituants de base de la matière.
J'ai néanmoins deux ou trois choses plus consistantes à raconter (chouette).


La première concerne Pubpub et les pubs "nulles". Dans l'une d'entre elles, on pouvait entendre ceci : "Ne jouez pas avec votre argent, laissez la banque nulle le faire à votre place". Naturellement à l'époque je n'avais pas saisi toute la portée de ce message, mais avec le temps je me suis rendu compte que Téléchat au-delà du simple divertissement pour enfant, était une émission à deux lectures (une peu comme Tintin ou des films Pixar) proposant une vision sarcastique de certains travers de la télévision (ici le fait que beaucoup de publicitaires nous prennent clairement pour des imbéciles). Je crois que nous n'avons pas saisi, au moment des diffusions, la chance que nous avions d'avoir une telle émission.
Je me souviens également d'un grand reportage d'investigation fait par Groucha qui cherchait à savoir si la lampe du frigo restait allumée ou non lorsqu'on en fermait la porte. C'était bien, il portait un bonnet, une écharpe et se laissait enfermer dans un frigo avec Mikmak.
La dernière anecdote est un fait un genre de running gag de l'émission. Une fois le générique de fin terminé, on voyait Groucha et Lola dans une voiture (je suppose qu'ils rentraient chez eux). Systématiquement il pleuvait (en tout cas les essuies glaces fonctionnaient). Groucha et Lola échangeaient quelques banalités. Élément important, c'est Groucha qui conduisait. Ça n'a pas de sens, il avait constemment un bras dans le plâtre ! Beau message pour la sécurité routière !
Il y avait aussi les fêtes en début d'émission du sytle : "Aujourd'hui Ste Cuillère, bonne fête à toute les cuillères !" À ce moment là Groucha sortais des confettis de son plâtre.

*Accessoirement il faut signaler que le concept de gluon (le terme existe réellement) fait référence aux recherches les plus avancées en matière de physique quantique quant à l'étude de la structure des particules subatomiques.

Et puis téléchat c'est belge.
"


Julien V, Vivegnis

"Moi ce que j'adorais dans téléchat c'était le micro ... il me faisait super rigoler. C'était un timide nan je me souviens plus trop. Les nouveaux programmes pour enfants devraient s'inspirer de cette génération de programmes qui était à mon goût beaucoup plus intéressante et moins violente."


Gaëlle, 21 ans (mais par contre on sait pas d'où elle vient)

"Moi aussi l'hélicoptère de téléchat m'a poursuivi dans mes cauchemars et actuellement ma carrière car téléchat m'a fait peur dans ma jeunesse.
Aujourd'hui bonne fete aux pinces à linge !!"


Gaël, La Rochelle

"Diffusé dès 1983 sur Antenne 2 , Téléchat 20 ans avait presque disparu de ma mémoire ! Quelle stupéfaction lors d'une conversation avec un ami de voir que nous avions tous deux le "traumatisme du Téléchat".

Et je constate que nous ne sommes pas seuls !

Pourquoi ? Pourquoi les auteurs et producteurs ont diffusé cette abomination ? Puisque l'effet créé était forcément prémedité.

Parmi les vagues souvenirs, la fourchette qui parle, le téléphone avec des yeux dans le combiné, les scènes où Groucha enquète sur des affaires sinistres... Je crois que ce qui me poussait à regarder était bien l'angoisse que m'infligeait cette émission. Une sensation de peur facilement accessible à une époque de notre enfance où l'accés aux films d'horreur était "parentalement limitée". Les réalisateurs ont-ils abusé de cette addiction à l'insu de nos parents ?


Télévision de premier choix
Faite à la main comme autrefois
La seule qui soit au beurre d'anchois
Y'a qu'une télé, c'est Téléchat
Y'a qu'une télé, c'est Téléchat, Téléchat !!"

Le mammifère, 23 ans (on sait pas d'où il vient non plus)


"J'étais fasciné par Téléchat. Je regardais tous les jours. Avec mes parents. Je crois qu'à l'époque de la première diffusion j'étais trop petit, mais après je les ai tous revus vers 5 ou 6 ans. J'étais fan des gluons, mais j'aimais pas le balai et son accent bizarre. Pubpub m'énervait mais j'adorais léguman. Me croirez-vous, vers 10 ans avec un pote on a fait des fausses émissions de radio. On s'enregistrait sur des K7 et on faisait deux animateurs radio. On racontait des sketches, on faisait des dramatiques... et on reprenait plein de trucs de Téléchat. Surtout un truc qui s'appelait soupe opéra (si ma mémoire est bonne. Je suis presque sûr que c'était dans Téléchat ce truc). En gros c'était une émission de cuisine sans cuisinier. On voyait les ingrédients bouger tout seuls en image par image. Genre les poulets tout plumés "marchaient" et "sautaient" tout seul dans la casserole.


Voilà, depuis ce temps-là j'ai une identité secrete... je suis...
Léguman-man-man-man... Léguman-man-man-man !!!"


David, 68.3 ans, Paris

"Les mots me manquent, je pense, que la peur, me bloque sur ce sujet, mais moi aussi, je dois vous avouer une peur de groucha, un stress qui montait dès le début du générique..."


Fred H, Bretagne

"Pour ma part, je pense que la dernière pensée qui me viendra avant de mourir c'est pub-pub le gros singe vert et débile qui présentait les produits nuls. J'en ai fait des cauchemars, je voyais des gluons dans les cabinets et j'avais peur que mon téléphone a cadran se mette à murmurer à mon oreille d'une voix éraillée...
 
Aujourd'hui c'est la sainte pastille de feutre qu'on met sous les armoires alors bonne fête à toutes les pastilles de feutre qu'on met sous les armoires.
"


Julien J, Moselle

"Téléchat, c'est plus qu'un traumatisme, c'est la source d'un cauchemar récurrent qui m'a marqué de l'âge de 3 ans à l'âge de 6 ans bien sonnés.


Il y avait bien sûr Groucha, son équivalent de DA qui se tirait la queue et tout ce mobilier parlant... Le fait que je SAVAIS que c'étaient des marionnettes et qu'il y avait des hommes qui manipulaient le tout par derrière rendait l'ensemble encore plus flippant, comme si le monde entier était en fait une scène, animée par des fils invisibles de marionnettistes qui servaient à simuler la vie.


Mais surtout, il y avait Lola, Lola et son long cou rigide, Lola qui avait l'air d'être décapitée quand elle mettait la tête dans le trou, Lola qui me fichait une frousse effroyable : un jour, je devais avoir 4-5 ans alors que mon père zappait avec moi à ses côté sur le canapé et en zappant, il est tombé sur le générique de Téléchat. La terreur que j'ai éprouvée à ce moment m'a donné des ailes: comme mon père avait posé les pieds sur la table basse m'empêchant de passer par le sol, j'ai escaladé le dossier du canapé, j'ai grimpé sur ses épaules, et j'ai pris appui dessus pour faire un saut qui m'a ammené directement des épaules du paternel à la porte du salon, qui devait être située à 2-3 mètres de là. Je suis alors parti en courant (battant de loin le record du 100 mètres, faut dire que j'avais le diable au trousses) je me suis réfugié dans ma chambre, que j'ai fermée d'un violent coup (alors qu'en général j'arrivais à peine à pousser cette lourde porte) pour rester prostré derrière mon lit pendant une bonne dizaine de minute.


Et encore, la télé, même quand on ne tient pas la zapette, on peu s'enfuir, mais les rêves, hein ? les cauchemars ? Je rêvais alors pratiquement toutes les nuits que j'était attaché, dans la cuisine (assez grande la cuisine là où j'habitait à l'époque -un viel internat converti en appartement, où chaque chambre était une pièce- et on y prenait tous nos repas avec mes parents. Et là, je les voyais, à table, manger... sauf qu'il y avait un problème : d'abord, il y avait beaucoup de monde à table, et la moitié des convives sortaient du téléchat, Groucha étant ystématiquement invité à cette table, et surtout, j'était attaché à l'évier, et le tuyau de l'évier, c'était... LOLA. Lola, dont le corps invisible dans l'émission était en fait un évier géant de trois mètres sur un, et le trou où elle se cachait faisait partie de son corps, c'était l'entrée de son appareil digestif, qui vous broyait, découpait en menus morceaux comme ces appareils qui changent une patate en de nombreuses frites, et vous digérait. Et, pendant que mes parents festoyaient et discutaient tranquillement avec l'équipe du Téléchat, j'était attaché à un cerbère à tête d'autruche et corps de céramique, un prédateur qui me tenait dans ses rets et dont je ne pouvais pas sortir.


Et surtout...

SURTOUT

Il y avait le mot interdit.


Il ne fallait

Sous AUCUN prétexte

Prononcer le mot "HO"


Qu'est-ce que HO ?

HO, c'était le bruit de la vielle chaudière chez mes grands parents (tellement vielle que la dernière fois qu'on a voulu la faire réparer, les réparateurs ont du passer deux jours à la démonter rien que pour en comprendre le fonctionnement) qui se mettait en marche. Ce bruit me terrifiait, mais c'en était devenu plus qu'un bruit, pour moi, c'était le bruit du Dieu HO, divinité folle et malfaisante qui avait créé et imposé le téléchat à la télé. HO, c'était la chose, l'entité Lovecraftienne à qui on devait cette horreur qui parasitait la téloche, et les créatures du Téléchat, Groucha, Lola, et tous les Gluons, sans oublier les marionnetistes, TOUS étaient les enfants, les serviteurs, que dis-je, les APPENDICES du Dieu HO, Dieu qui avait à mon encontre une vendetta dont j'ignorais la cause.


Et donc, si dans mon rêve je disais "HO", les chaînes de l'Autruche s'agitaient, et je partais dans le boyaux pour y être dévoré. Mais souvent le rêve ne s'arrêtait pas là. Souvent, je me reveillais en sueur, et (j'étais encore un enfant pas bien grand) je me précipitais dans la chambre de mes parents pour me faire réconforter. Et alors, ma mère, ou mon père, se levait, me regardait en souriant dans la pénombre, et prononçait une seule syllabe : "HO"


Et alors, la chambre parentale se déchirait et je me retrouvais dans la cuisine, avec les "acteurs" de téléchat invités et moi attaché à l'évier-lola, attendant de craquer à nouveau, de prononcer le mot interdit, pour être de nouveau dévoré, pour me réveiller dans un autre rêve et à nouveau reprojeté dans ce cauchemar, subissant un véritable supplice de Sysiphe onirique.


Voilà ce qu'a créé Téléchat, une chose qui faisait du sommeil même mon ennemi.


Mais il y a un happy end à cette histoire :

À 6 ans, j'ai déménagé, et dans les derniers jours précédant le déménagement, j'ai fait une dernière fois ce rêve, LE rêve. Et, pour la première fois, j'ai parlé à l'autruche, lui disant que c'était fini, que j'allais partir, que je ne la subirais plus car je serai très loin de la cuisine désormais.

Et l'Autruche m'a répondu.

Elle m'a dit que quoi qu'il arrive, quel que soit l'endroit où je me rendrais, elle me retrouverait toujours pour m'attacher dans la cuisine car telle était la volonté de HO. Mais, cette fois-ci, à force de me faire rabâcher par mes parents qu'un cauchemar se passait exclusivement dans la tête, la leçon a fini par rentrer, et je me suis révolté face à Lola, l'autruche-évier. Nan, elle n'était qu'un rêve, nan, dans l'émission elle n'était qu'un cou sans corps articulé par un marionnetiste, je le SAVAIS, je SAVAIS qu'elle n'existait PAS. Alors, j'ai crié. J'ai hurlé le nom du Dieu créé par mon esprit d'enfant, une fois : HO et deux fois : HO, et trois fois : HOOOOOOOOOOOOOOOOOO.


Et il y eu un craquement : les chaînes-tentacules qui me retenaient se sont serrées, mais elles n'avaient plus la même volonté, ou plutôt, c'est moi qui avais plus de force, et j'ai tiré, j'ai tiré, et j'ai été projeté contre le mur de la cuisine, à travers la table qui a volé en éclat, et quand je me suis relevé, l'équipe de téléchat avait disparu, ne restaient que mes deux parents, et Lola l'évier en triste état : fendue en plusieurs morceaux, les tuyaux, ses boyaux en fait, étaient répandus dans toute la pièce, alors que sa tête, même pas agitée de spasmes quelconques s'affalait sur le sol, reliée à un long cou sans vie. Et mon père, brusquement, qui dans mon rêve disait "c'est bien, tu t'es enfin dégagé, il était temps".


Les années ont passé. Plusieurs fois, dans mes rêves, Groucha se promenait à la limite de ma vue, rancunier, mais désormais incapable de me recapturer sans sa cerbère de céramique blanche qui se faisait passer pour une autruche.


Je n'ai plus jamais été pris dans les chaînes de Lola l'évier, la chaudière a cessé de me faire peur, je suis capable de regarder désormais un épisode de téléchat sans zapper et sans faire de mauvais rêves, je peux dire "HO" sans craindre quoi que ce soit, je choisis le steak d'autruche chaque fois qu'il y en a au menu, et de toute manière, mon chien tient à distance tous les matous qui n'osent plus approcher à moins de 200 mètres de chez moi. J'ai vaincu Téléchat, j'ai terrassé Lola, lui éparpillant ses boyaux de métal dans toute la pièce, et la chose qui a mis Téléchat dans la télé n'a depuis plus osé me défier une seule fois.


Laurent W, Nice

Salut !
Je me balade sur internet et je trouve ton clin d'oeil nostalgique à Téléchat.
Cette émission m'a aussi tellement marqué que ca m'a inspiré une chanson intitulée "Gluons".
Ci-dessous un lien You Tube pour voir la vidéo qu'un ami m'a faite pour illustrer ce titre :
http://www.youtube.com/watch?v=mifUyPRruXo
Génération engluée, unissons-nous et réveillons-nous.


Théo

Salut tout le monde, je suis sidéré de voir que je ne suis pas le seul à avoir gardé des sequelles de cette émission. A cause de cette émission, j'ai été incapable de dormir dans le noir jusque 12-13 ans, et ensuite quand j'allais dans ma chambre je n'étais jamais franc. En effet, Téléchat me faisait rire, mais les épisodes où ils sont déguisés en vampire m'ont toujours effrayé. Je suis tombé il y a queque temps sur les épisodes de téléchat par hasard sur dailymotion ; quand j'ai vu le visage de Groucha apparaitre sur l'écran j'ai crié, toutes les peurs de mon enfance me revenaient d'un seul coup (ma frayeur était que Groucha vienne me mordre en vampire). J'adorais cette émission mais les passages en vampire ont traumatisé mon enfance et encore maintenant bien que je croyais être guéri de ça !


Andy D.

La catharsis, enfin !!!


Téléchat a laissé un souvenir impérissable dans mes angoisses nocturnes.


Tout a commencé dans un cauchemar que j'ai fait alors que j'avais trois ans. Dans mon rêve, j'avais eu l'audace d'allumer simultanément deux ampoules dans ma chambre. Une fois dans mon lit, lumières éteintes, la lampe du plafond (les globes blancs en papier, là) s'est décrochée et est venue près de mon visage en volant. Je vous le mets dans le mille, elle avait la tête de Groucha. D'une voix caverneuse, elle m'a fait part de son courroux et m'a promis que si jamais je recommençais à allumer deux ampoules simultanément dans la même pièce, je connaîtrai les pires châtiments.


Pendant quelques années, je courais donc dans le noir pour éteindre une lampe avant d'en allumer une autre -en plus, j'avais peur du noir, mais pas autant que de Groucha-lampe-du-plafond !


Vers mes six ans, j'entamais une série de cauchemars dans lesquels la même chose se produisait immanquablement. Il ne fallait absolument pas que je passe sous la lampe du plafond, car elle devenait alors Groucha-lampe-du-plafond et me poursuivait en proférant mille imprécations jusqu'à la frontière de la porte de ma chambre. Le plus curieux étant que lors de cette poursuite, j'étais proprement morte de rire et de trouille, et ne pouvait que ramper au sol, m'en tirant à chaque fois in extremis. Le dénouement à cette série de cauchemars se passa une nuit où Groucha-lampe-du-plafond me poursuivit au-delà de ma chambre ; ma terreur fut sans bornes et elle me poursuivit jusqu'au canapé du salon, où elle se planta devant mon visage en hurlant "alors, t'as compris ou bien ?!".


Depuis, Groucha-lampe-du-plafond m'a laissée tranquille, mais il a fallu de nombreuses années avant de pouvoir allumer deux ampoules simultanément dans la même pièce, ou pire, avant de pouvoir passer sous une ampoule du plafond (je la contournais bien largement).


Sans compter ma terreur envers certains objets de ma chambre dont j'étais persuadée qu'ils avaient une âme, et qu'ils se vengeraient implacablement à la moindre erreur de ma part... mais ça, c'est une autre histoire téléchatienne.


Anne J., Saint-Germain les Corbeil (91)

Moi aussi je suis de la génération des Téléchats, j'ai aussi quelques amis Gluons (qui se reconnaîtront).


Toute cette mascarade pour dire que franchement notre intelligence a été sérieusement touchée ainsi que notre  humour à la pubpub (on a tous hérité du même) ! L'horreur !!! Je fais d'ailleurs partie d'une association pour la protection des légumes cucurbitacés anonymes. J'embrasse tous les Gluons.


Daria du 14


L'angoisse m'est revenue soudainement en visionnant un épisode de Téléchat sur Youtube. Aucun film d'horreur n'approche de près ou de loin le stress occasionné par l'écoute de la musique du générique, le logo de l'étrange chat tirant sa propre queue, la vision d'horreur de Léguman, du micro et du téléphone parlants et du terrifiant gluon. Horrible et fascinant, l'un des pires souvenirs de mon enfance.


Terrence P, 26 ans

Quel bonheur quand j'ai vu les témoignages de votre site et plein d'autres sur des sites différents qui se regroupent en un point : la peur et le traumatisme que des milliers d'enfants ont vécu pendant plusieurs années.


J'ai 24 ans, je suis chef d'entreprise dans la construction, j'ai 15 salariés, beaucoup de responsabilités et... même maintenant j'ai peur de Téléchat !


Lorsque j'ai ouvert sur un site une vidéo de Téléchat j'ai eu des frissons !!! À 24 ans !!!


Soit je suis complétement taré, soit Téléchat est une émission qui "attaque" psychologiquement tout esprit "faible" (donc les jeunes).


Une fourchette qui parle, un légume qui parle, un chat avec un bras dans le plâtre qui vous fixe droit dans les yeux, une atmosphère étrange... tout est réuni pour finir traumatisé !!


Plusieurs fois j'ai fait des cauchemars car mon tibia s'était transformé en tête d'âne !! Et qui parlait en plus ! Imaginez-vous le traumatisme vécu ?!


Je propose que l'on forme une association, que l'on réunisse des fonds et que l'on attaque en justice les producteurs de cette émission !


Bonne chance à vous chèr(e)s traumatisés de Téléchat !


Hasan

Au-delà de l'aspect humouristique de ta page j'ai été bien content de voir que j'étais pas le seul (un de mes meilleurs amis déteste aussi cette émission).


À cause de ce putain de chat plâtré je faisais des cauchemars horribles dans lesquels mon chat (noir) me parlait depuis une grande étagère en face de mon lit. Premier souvenir de mes mauvais rêves, Téléchat est une émission qui avait le mérite de ne pas plonger dans la débilité, le problème c'est qu'il y a bien trop d'aspect effrayants dans cette émission trop sombre,  avec ses musiques lancinantes qui paraissent toujours glauques aujourd'hui, ses personnages étranges sans aucun coté amusant pour les mômes. Quant aux textes... je revois ça aujourd'hui et je me demande bien quel enfant ça a pu toucher, j'ai du mal à imaginer un gosse de moins de 10 piger une seule des blagues (nulles) que sortent les marionettes.


En clair je trouve que c'est une émission qui avait le mérite de faire quelque chose de différent, de plus intelligent que ce qu'on propose aux mômes en général, une bonne idée donc, mais qui a totalement merdé à cause d'un univers totalement inadapté aux petits.


Colonel Kurtz

Téléchat... C'était assez frustrant comme programme télé. J'adorais et en même temps j'étais mal à l'aise en regardant tous ces personnages chelou, ces musiques space. Je crois que ceux qui ont regardé ça pendant deux ou trois ans n'en sont pas tous ressortis indemnes, surtout les plus petits.


J'avais trois ou quatre ans, je me rappelle un gars qui tabassait tout le monde à l'école en gueulant "LÉGUMAN !"


Moi perso je kiffais, Grochat, Lola, les Gluons, PubPub le singe vert, ils étaient bien barrés les mecs ! C'était flippant mais j'y revenais tout le temps ! Téléchat c'était à regarder une ou deux fois avec un adulte qui te dit "mais non ils sont pas méchants, les gluons, ils sont sympa..." après ça allait.


Tout ça pour t'aperçevoir 5 ou 10 ans plus tard (ça dépend du nombre d'épisode regardés) qu'il t'a bien entubé avec ces conneries de micro et de cuillères vivants, de singe vert et d'Homme-Légume, l'autre enculé de chat avec son plâtre. D'ailleurs il l'a jamais enlevé son truc, qu'est -ce qu'il planquait là-dedans, hein ? Et l'autre grande godiche avec son grand pif ?! Putain ça m'enerve j'me casse...


Anonyme

Ces images ont ravivé des souvenirs que je m'étais efforcé d'enterrer dans les coins les plus sombres de ma mémoire... Téléchat faisait partie des émissions qui, comme "Mystères" un peu plus tard, me fascinaient et me répugnaient. Je savais avant même que celles-ci ne débutent que j'allais vraiment regretter de les avoir regardées, mais, impossible pour moi de changer de chaine, j'étais complètement sous emprise.


La première fois que j'ai été confronté à Léguman, Pupub, et surtout ces infâmes objets animés, j'ai senti un déclic en moi : c'est ce jour précis où j'ai perdu mon innocence d'enfant, je savais à présent que mes belles années de jeunesse et d'insouciance se terminaient ici  pour laisser place à un monde austère et terrifiant, le monde des adultes.


Impossible de décrire l'appréhension que je ressentais au début de la séquence de Léguman : un monstre, souvent effrayant et la plupart du temps terriblement glauque, la voix off tout droit tirée des voix de méchants dans "Raconte moi des histoires" (celle de L'Horrible Jules Tordu !), mais tout cela n'était encore rien... Car je savais que tôt ou tard, Léguman allait faire son apparition. On ne savait jamais d'où il allait arriver, cela pouvait être depuis une fenêtre, ou encore bien plus vicieusement en surgissant de derrière une caisse. Quoi qu'il en soit, je SAVAIS fatalement qu'il allait venir, et cette attente rendait sa venue encore plus pénible, car je savais que je ne pouvais pas y échapper.


J'ai développé depuis lors une lachanophobie (la peur des légumes) qui a empiré avec les années, et je suis persuadé que cette émission en est à l'origine.


Le jour où j'aurai des enfants, je ferai tout pour que ceux-ci ne puissent pas voir une image de Téléchat avant leur majorité.


Guillaume D. 26 ans

Bonjour,


Comme beaucoup d'entre nous, j'ai également été traumatisé par cette emission de notre enfance. J'ai 25 ans et depuis seulement 1 an, je suis guéri de cette horreur qui été la peur du chat au bras dans le plâtre....


Merci, je me sens moins seul face à l'adversité de telechat!!!!


Sincèrement vôtre,


Yves L.

Bonjours à tous,


Tout d'abord je tiens à remercier le créateur de ce site qui m'a permis de me rendre compte que je n'étais pas le seul traumatisé de cette émission.


J'ai 26 ans, et mes amis ont tous occulté cette période sombre de leur mémoire ! Je me souviens très bien de mes parents qui me collaient devant cette horrible émission faite de peluches glauques dotées de la parole et de mouvements (que j'attribuais, de me yeux d'enfant de 3 ans, à un pouvoir satanique !). Terrorisé à l'idée que le chat, le micro ou encore l'horrible téléphone qui mange les oreilles puissent me voir de l'autre coté de l'écran, je restais figé devant ma télé, blanc de peur en espérant une irruption de mes parents pour me sortir de là !


Ça fait beaucoup de bien, plus de 20 ans après de pouvoir exorciser ces démons. Encore une fois merci à ce site "thérapie de groupe" et encore À BAS TÉLÉCHAT !

 
Tybtoub

J'ai 27 ans aujourd'hui et je suis toujours effrayée par ce chat. Je le trouve mal fait. Pour ma part il a une tête super méchante dans un plâtre, je le trouve sinistre. Il m'a traumatisé car je le vois souvent revenir dans mes cauchemars. Une fois je me suis levée et j'ai revu l'émission en zappant sur les chaînes. Une peur bleue est montée en moi ; plus moyen de me rendormir et j'espère que cette émission sera bannie à jamais des écrans de télévision.


Marjorie, 27 ans

Je me suis reveillée 'y a deux jours en repensant à Téléchat... J'avais enfoui ce truc et je m'en rappelle 20 ans après...


Au secours, ce train degueu dans la nuit noire et ce bruit de saxophone enroué... Mais sadique, jai cherché sur dailymotion pour revoir... Et j'ai revu... J'étais morte de rire, je crois que ce qui m'a le plus marqué c'est l'autruche qui se vautre dans son trou et un fer à repasser tout flétri.


Merci a mes parents qui ne sachant plus quoi faire de moi car traumatisée m'ont collée devant des Chiffres et des Lettres où j'ai appris l'alphabet en repétant les lettres qu'une bonne femme tirait au sort... À trois ans... Pauvre de moi.


Alice


Incroyable ! Stupéfiant ! 06 spectateurs de l'époque défendent Téléchat !

Je comprend pas que des gens aient pu être terrorisés par Téléchat. Moi cette série me manque énormement. J'aimerais tant trouver des dvds de Téléchat mais impossible, snif !!!! Nostalgie...


(Cela dit, ce témoignage n'est pas signé, il peut s'agir d'un faux !)

Je ne dirai que ceci : avec Téléchat j'ai vite cerné le bon du mauvais de notre société de consommation. J'adorais regarder telechat quand j'étais petite. Je n'avais alors que 4 ans !!! Et mes parents ne me l'ont jamais reproché... Cela dit , je sais d'où vient le ton cynique que je peux avoir vis-à-vis de "leur cher poste de trélévision"...
Oui il n'y a qu'une Télé et c'est TÉLÉCHAT ( hAHaaHaHAaaHaaHa )
PS. Les glutons sont partout...


Une tarée qui dit non a un traumatisme téléchat!!! ^^

(Encore un témoignage anonyme, décidément les défenseurs de Téléchat se cachent ou produisent des faux)

Faut vraiment être un gros connard de frustré à deux balles pour aller faire une page web destinée à diaboliser une des meilleures émissions pour enfant qui ait existé... Perso j'ai grandi avec, j'ai toujours adoré, n'étant pas comme toi et tes amis, complètement abruti de naissance, j'y voyais l'humour et non le carnaval de gens terrifiants... Ta pseudo-psychanayse du niveau de Maisons & Jardins fait vraiment pitié et me pousse à penser que t'es un pathétique loser dérangé... Je t'aurais bien souhaité quelque chose de sympa pour la suite mais je pense que tu as de si gros problèmes dans ta vie qu'on peut pas grand chose pour toi.


Mike

Bon, j'étais pas bien grand à l'époque, entre 5 et 7 ans, pas plus. J'étais déjà téléphage : Judo Boy, les Cités d'Or, Inspecteur Gadget, Goldorak, Ulysse 31... Sans oublier évidemment les inévitables Tex Avery et Disney pour les fêtes et vacances. Matière propice aux cauchemars et perturbations psychologiques : les années 80 ont catalogué le dessin animé "pour les jeunes enfants", innondant chaînes et rétines de combats, sang versé, quêtes, vengeances, traîtrises and co. Il faudra attendre les années fin 80 début 90, la grande période Dorothée, la polémique concernant Ken le Survivant pour une ébauche de classification des publics visés par les dessins animés.
 

Face à tout ça, les marionnettes animées de téléchat étaient plutôt gentillettes et non-violentes, une ballade poétique, concrète et sensée au coeur de l'absurde non dénuée d'esprit critique (et d'usage de substaces prohibées, héhéhé !) ; ne me dites pas que vous n'avez jamais cru aux gluons, à cet âge-là, celui où l'on a regardé, c'est tellement logique, le coeur des choses, leur âme est une bestiole ronde, le gluon, et comme il est vivant, il est interviewable.


Pour moi, l'univers de Téléchat allait de soi et ne m'a jamais traumatisé. Je me rappelle que mes remps préféraient nettement me voir mater Téléchat que Goldorak. Je vous concède que Léguman avait une drôle de gueule, mais sinon, j'y étais à fond, et je préfère les chats aux chiens. J'adorais le plâtre range bordel de Groucha, franchement, l'idée était terriblement simple et géniale. Depuis, j'ai besoin de mon petit plâtre à moi, une sacoche ou des poches que je remplis de mon minimum vital perso (de quoi lire, écrire, s'orienter, téléphoner, fumer, du blé, quelques petites conneries...) au grand dam de ma copine qui se demande comment je fais pour trimballer 15 kilos de bordel, pire qu'une meuf elle a jamais vu ça, hihihi !


Je suis retombé une fois très tard, il y a quelques années, sur le générique de fin : un zoom arrière stabilisé en plan fixe d'un chat en peluche  dans un rocking chair, matant téléchat, sur sa terrasse, pendant que le soleil se couche, délire de mecs cartons, yes ! Moi content, j'ai trouvé l'autre jour, en solde chez virgin, la saison 3 de téléchat, je vais me mater ça (pas eu le temps depuis) de suite et je vous dis à demain, si on veut bien !


Damien C, 30 ans, Paris

Un traumatisme Téléchat...


Mes pauvres amis... Vous devez vraiment vous sentir bien insignifiants dans la vie pour croire que vous êtes les seuls à qui ça arrive sur cette seule émission. Ce que vous avez vécu, je l'ai vécu, sur d'autres chose, tous les enfants du monde vivent ça, télé ou pas.


Le problème ce n'est pas l'émission, mais l'impact imaginatif qu'elle a et qui libère notre imagination, pour matérialiser plus facilement nos peurs. Nous y trouvons des représentations qui découvrent et nous confrontent à nos peurs. Et c'est commun à tout le monde et très certainement à toutes les émissions. Vous vous imaginez peut être que ça n'arrive pas avec toutes les émissions à gerber qui passent aujourd'hui, sur M6 par exemple ? Qu'il n'y a pas de traumatismes plus violents qui remontent ou qui se créent avec des horreurs pareils ?


Le traumatisme vient d'une peur inavouée. D'un problème qu'on refuse d'affronter. Ou même d'un tabou, personnel, groupal ou culturel. Les personnages que nous voyons n'en sont que les représentations, les révélateurs.


Comme je l'ai dit, j'ai eu moi-même des traumatismes à cause d'émissions. Je ne vais pas pour autant attaquer en justice les créateurs. Mon traumatisme s'est révélé avec le personnage de Thot dans les Mondes Engloutis (le monstre jaune). Et croyez-moi, je suis vraiment loin d'être le seul à avoir été terrorisé par ce personnage parmi ceux qui ont vu la série. Ce personnage me poursuivait et semblait vouloir m'attraper. J'étais persuadé qu'il voulait me faire du mal.



Thot, des mondes engloutis


Ce n'est que très récemment que j'ai eu l'occasion de me confronter à nouveau à lui, pour découvrir finalement, avec un énorme effort personnel, que j'en avais peur car je ne le comprenais pas.


Avec Téléchat, j'ai eu aussi un rêve qui m'a terrorisé. Je voyais Léguman se battre et sauver des enfants. Ils étaient tous contents et venaient lui exprimer leur gratitude. Lui aussi était content. Mais lorsqu'il a commencé à tourner la tête vers moi, qui était assis sur un muret et qui regardait toute cette scène, son regard changea et me terrifia. Son regard à lui devint un regard terrifié, sidéré. Et lorsque je me suis vu à nouveau par ses yeux, mon corps avait disparu de moitié.


Ce rêve est très clair. Je n'ai pas besoin de venir dire que je suis traumatisé à vie à cause d'un légume. Il m'a par contre permis de mettre en avant que j'avais peur de disparaitre aux yeux des autres, que les autres ne me reconnaissent plus, car nous découvrons par nous-même que nous existons aussi par le regard des autres.


Je n'en suis pas malade pour autant. Ce n'est pas le créatif qui rend malade, c'est le vice. Et aujourd'hui justement, le vice, le vrai dérèglement qui génère des malades dangereux, a pris racine à la télé. Téléchat était justement tout l'inverse, cette émission dénonçait la bêtise dans les médias.


Osez seulement aujourd'hui à nouveau affronter vos peurs. Osez revoir ce qui vous a prétendument traumatisé, et vous découvrirez peut être que tout d'un coup, vous comprendrez plus ce qui vous terrorisait. Et si ce n'est pas le cas, et bien il peut être temps de grandir et d'affronter ce qui vous ronge justement. Un être humain refuse la souffrance et la peur, ce n'est pas son état optimal. Il faut comprendre la souffrance pour s'en débarrasser.


Adrien D, Poissy

PS : on a du mal à savoir de quel bord sont les témoignages que vous collez. Certains ont l'air de plus aimer que de détester.

PSS : puisque les défenseurs soi-disant se cachent, j'espère que je figurerai sur votre page. Adrien [nom et adresse]. Moi je n'ai pas honte.

PSSS: Un conseil, n'insistez pas trop sur ce dernier point car non seulement nous n'avons pas plus d'infos sur la véracité des autres témoignages, mais aussi ça ne montre qu'une chose, c'est que vous n'avez rien à dire et que vous manquez cruellement d'arguments et de sens critique, ne serait-ce que sur votre propre personne.

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Bonjour,

 

Même si je ne partage pas votre avis concernant Téléchat, votre page a pour moi l'avantage de me rendre compte que chaque enfant a ses propres traumatismes. Et ces traumatismes sont encore bien présents 20 ans après... Ce qui me rassure, quelque part !


Personnellement, Téléchat évoque pour moi des moments d'enfance douillets. Téléchat est associé pour moi à des odeurs de gâteaux qui cuisent dans le four, une atmosphère d'affection et la sensation profondément confortable d'avoir un toit alors qu'il pleut dehors...

 

Mes traumatismes viennent généralement de la réalité, beaucoup plus effrayante pour moi que des fictions douces et pleines d'esprit de l'époque.


Au fait, que pensent vos lecteurs de Casimir ?


Cordialement,

Sophie N., Goult (84)
 

PS : J'ai adopté une minette il y a un peu plus d'un an. Ses anciens maîtres l'ont appelée Lola... J'ai conservé son nom.




Vous aussi, Téléchat a marqué votre enfance d'une marque indélébile d'effroi profond ? Envoyez votre témoignage à choucrouteweb@choucrouteweb.net.

Si vous n'arrivez pas à vous souvenir de Téléchat, voici une expérience développée en laboratoire par nos experts pour vous rafraîchir la mémoire et agir comme une sorte d'électrochoc pour révéler un pan de votre mémoire qui aurait pu être occulté par un traumatisme profond.

La seule chose que vous avez à faire, c'est de cliquer sur l'image suivante, et de la fixer assez longtemps pour être capable de citer les noms des intervenants de l'émission.



Attention : si vous êtes épileptique, il est préférable que vous vous approchiez de l'écran jusqu'à ce que l'image soit pour vous de la taille d'un grand écran de cinéma lorsque vous êtes assis au premier rang ou plus simplement de vous coller un oeil à l'écran et de fermer l'autre. Ensuite, regardez tout simplement et marquez une courte pause avant de reprendre si jamais vous veniez à décéder.