Kill Bill : Volume I
Cette affiche n’est pas officiellement inspirée des
couleurs du Racing Club de Lens
Kill Bill Volume 1 brièvement
Réalisateur : Quentin Tarantino
Et avec : Uma Thurman, David Carradine , Sonny Chiba, des bras
en plastiques, des jambes en plastique, et des têtes en
plastique… ça fait beaucoup de plastique tout ça.
C’est vrai, il est quasiment inutile de faire une critique de
Kill Bill… Pardon, pas quasiment inutile, mais inutile
tout court... Cela dit je vais tout faire pour rester aussi impartial
que possible. Je ne voudrais pas passer pour un abruti qui
n’apprécie rien au grand cinéma. Donc je vais faire comme
les autres, je vais parler de Kill Bill en bien. En très
bien.
Parce que c’est un film très bien… C'est même une
merveille du septième art.
C’est un fait, tout le monde aime Kill Bill. Encensé
par les critiques, encensé par le public, encensé par le
pape et ses cardinaux, c’est tout simplement un triomphe qui va
rapporter beaucoup de pognon… Pardon, qui restera dans les annales car
c’est vraiment un film très très bien. En plus il sera en
deux parties, alors après avoir regardé la
première
on ira voir la deuxième sinon on passera pour un sale gros nase.
Mais qu’est-ce que Kill Bill ? Un film. Oui un film, mais
pas
n’importe quel film. En effet, ce long métrage hésite
entre le film d’action et la comédie, et en plus il repompe
originalement d’anciens… Ah non, c’est une œuvre originale qui
mêle avec brio l’action et l’humour. Et c’est pour ça que
tout le monde l’aime.
Donc, en route pour le cinéma. Un chouette
cinéma avec des sièges et un écran. Et où
le son est à peine suffisant pour vous rendre sourd. Mais hein,
on vit dans une époque où l’on se doit de devenir sourds.
Il est aussi hype d’être sourd que d’avoir vu Kill Bill…
Enfin
non, Kill Bill, c’est encore mieux que d’être sourd.
1 – Kill Bill, un film d’action
Ca va saigner… Ah non, c'est déjà en train de
saigner
Oui, Kill Bill est un film qui nous gave d’action de haute
qualité. Ça court dans tout les sens, ça saute,
ça s’abaisse, ça hurle, ça gargouille... Bref, il
y a de l’action pour tout le monde (ceux qui aiment quand ça
saute, ceux qui préfèrent quand ça s’abaisse…), le
tout filmé par une caméra qui a du mal à suivre le
déroulement des combats, surtout pendant le pugilat du Japon.
Mais il faut reconnaître que les affrontements sont
extrêmement dynamiques, ceci explique donc cela. Par
conséquent, les plans larges se succèdent aux gros plans
qui eux mêmes sont suivis par des plans dont je ne connais pas le
nom, donc que je vais me contenter de qualifier d’osés. Tout
ça pour dire que c’est vachement bien tourné. Faut bien
dire ça, sinon je passerai pour une andouille.
Les combats s’effectuent la plupart du temps à l’arme
blanche, allant du couteau au katana (tiens, le correcteur
orthographique me propose de remplacer katana par kafkaïen). On y
voit aussi, entre autres, une masse d’arme, des pistolets, des fusils
d’assaut, une planche à clous non homologuée, une porte,
et une poêle à frire. Les démembrements sont
monnaie courante, mais j’y reviendrai plus tard.
Concernant le déroulement des scènes d’action,
et après avoir pas mal cherché, il s’agit en fait
essentiellement d’affrontements stevenseagaliens. Armes blanches et
arts martiaux tout au long du film. Et bien évidemment la
scène ultime de bataille dans la maison bleue, au Japon, qui se
déroule à peu près à 89 contre 1. Oui c’est
beaucoup, mais rassurez vous, peu de méchants pensent à
se protéger ou à attaquer l’héroïne de dos.
Oui, sans doute que les samouraïs n’attaquent jamais leurs
adversaires de dos, sauf que là ce sont des yakuzas… pardon,
c’est un détail. Ah oui au fait, il essayent bien d’attaquer la
gentille qui a pas de nom de dos, mais ils n’y arrivent pas… pardon
encore, c’est un détail. Et puis… ah, on vient de m’envoyer un
SMS comme quoi l’adjectif «stevenseagalien» est une
insulte à ce chef d’œuvre. Je m’incline. Et puis ce film est
surpuissant.
Au fait, y’a aussi une partie manga. Très bien foutue
de surcroît.
L’action dans ce film est vachement bien, allez le voir.
Je ne joue pas dans ce film, et vous ne m’avez pas vu dans
cette critique, pigé ?
2 - Kill Bill, un film bourré d’humour
Oui. Kill Bill est un film qui nous gave d’humour de haute
qualité. Un vrai film qui manipule le second degré comme
jamais aucun film ne l’avait jamais fait. Et il y a les pauvres
méchants qui se font démembrer, et ça c’est
drôle. Si si, il faut dire ça. Kill Bill est
génialement hilarant. En fait, je vais vous faire une liste de
ce qui est drôle, vous allez comprendre :
- Un pistolet caché dans un paquet de
céréales «Kaboom», c’est drôle.
- Un cache-œil avec une croix rouge d’infirmier dessus, c’est
drôle.
- Un type qui se fait arracher la langue, c’est drôle.
- Se servir d’une porte comme d’un casse-noisette pour briser
un crane, c’est drôle.
- Des têtes qui volent, c’est drôle.
- Des bras qui tombent, c’est drôle.
- Des jambes tranchées, c’est drôle.
- Des corps déchiquetés, c’est drôle.
- Des grosses giclées de faux sang (rouge cochenille
E 120), c’est drôle. Des humains qui semblent posséder 6
ou 7 artères carotides… pardon, c’est juste un détail. En
fait, c’est très drôle.
- Une trépanation, c’est drôle. Surtout quand la
victime la commente puis meurt. C’est drôle.
- Des dizaines de gens démembrés
gémissant de fausse douleur, c’est drôle.
- J’oubliais l’essentiel : c’est un film drôle. C’est
drôle.
- Allez, un dernier pour la route : c’est drôle.
Ah, il y a aussi un passage fabuleux pendant lequel Uma
Thurman est en grande discussion avec ses pieds. C’est fabuleusement
drôle. Pendant un certain temps qui, finalement, semble assez
long, on a l’impression que le film a été tourné
par un fétichiste du pied… Ah oui, il fallait bien sûr
lire "pendant le temps nécessaire, l’attention se
focalise sur les arpions de l’actrice principale, car ceux ci refusent
de supporter son poids". Ainsi, les pieds d’Uma Thruman
resteront dans la mémoire cinématographique collective
(quelle belle formule de circonstance), un peu à la
manière du costume de Judge Dredd, des griffes de Freddy, ou
bien du nez de Dorothée.
Et encore j’ai pas tout dit. Non mais je vous jure que dans
la salle c’était l’hilarité générale. En
plus Tarantino l’avait bien prévu, il a fait en sorte que les
scènes durent 5 fois plus longtemps qu’elles le devraient…
pardon, Tarantino a donné au monde entier une bonne leçon
de rigolade qui permettra à nos zygomatiques de ne pas tomber
malade cet hiver.
3 – Kill Bill, un film original
Oui, Kill Bill est un film qui nous gave
d’originalité
de haute qualité. De plus, Tarantino l’a bien dit pour sa
présentation, il s’agit d’un film original bourré de
clins d’œil à de grands long-métrages plus anciens. Pour
exemple, Uma Thurman porte le même costume que Bruce Lee dans Le
Jeu de la mort.
Si j’avais su, j’aurai attendu de jouer dans Kill Bill
avant
de mourir…
Il y en a bien d’autres. Le combat entre The Bride et Vernita
Green a été repris sur l’affrontement final entre Casey
Ryback et William Strannix dans Piège en haute mer. Sur
le capot
de la voiture du flic, on peut voir la collection de lunettes de soleil
utilisées par le Terminator pendant ses trois aventures. Quant
au final avec O-Ren, il a le goût du traumatisant duel entre
David Bradley et Mark Dacascos dans American Samourai.
Moi aussi j’ai joué dans des grands films comiques
Comme quoi faut pas forcément trop se fouler pour
faire un film que tout le monde aime… pardon, Kill Bill reprend
le
meilleur du meilleur, la crème de la crème, le cœur de la
meule des plus grands succès du septième art, et c’est
pour cela qu’il a bien mérité une grande ovation de la
part des professionnels et des habitués des salles obscures. Et
c’est effectivement une grosse resucée… euh pardon, une
énorme réussite.
Ah, un second SMS m’indique que j’ai une fois de plus
parlé de Steven Seagal, et que c’est très mal. Je suis
désolé, je ne le referai plus je vous le jure. Kill
Bill
ne mérite pas d’être sali à ce point.
Crotte ils m’ont vu, j’étais pourtant bien
déguisé
4 – Mais que faire après Kill Bill ?
Je sais, cette critique est ridiculement courte. Alors qu’un
tel chef d’œuvre mériterait qu’on s’y attarde sur au moins 25
pages écrites en petits caractères, je me contente de 3
pauvres paragraphes. Je suis misérable, je sais. D’un autre
côté, comme je l’ai déjà un peu dit plus
haut, les scènes durent plus longtemps qu’elles ne le devraient…
Pardon, l’action est si trépidante que je préfère
vous laisser le soin d’en juger par vous même plutôt que de
tout raconter ici. Cependant, je peux vous recommander 2 petites choses
qui se rattachent agréablement à l’esprit du magnifique
Kill Bill, et qui vous permettront de vous souvenir encore et
encore de
ce transcendantal monolithe du grand écran noir de la salle de
cinéma du quartier.
Un autre film qu’il est bien : Yakuza contre Triades
L’affiche de Kill Bill est mieux.
Si vous avez adoré Kill Bill, et je sais que vous
l’avez adoré car tout le monde l’a adoré, voici un autre
bon film qui s’en rapproche.
Imaginez l’histoire d’un chinois qui s’exile aux Etats-Unis
pour retrouver sa femme, et qui se retrouve sur un boat people
vietnamien à devoir assassiner un gros ponte Yakuza
protégé par des soldats de la Wehrmacht et un policier
d’origine asiatique. Ce scénario atteint déjà des
sommets, même si l’on est encore loin de celui de Kill Bill,
qui
a lui même autant d’intérêt que celui de Super Mario
Bros. le film… pardon, un scénario qui est très bien.
Rajoutons à cela une bonne rasade d’humour killbillien
(je sais, il mérite une majuscule ce mot, mais c’est un
adjectif). Une femme en train d’accoucher est jetée à la
mer, c’est drôle. Des bras tombent, les gens continuent à
se battre même en accusant une surcharge de 2 kilos de plomb dans
le ventre, ils volent des dizaines de mètres de bande Velpeau
pour se soigner… Bref, encore un bon moment de franche rigolade.
Un jeu vidéo hilarant : Doom
L’humour de Kill Bill sur votre PC, sans acheter le film,
c’est possible !
AH AH AH, figurez vous que je pleure de rire à chaque
fois que je joue à Doom ! C’est presque aussi drôle que
Kill Bill, mais non parce que tout le monde sait que Kill
Bill est la
meilleure comédie de ces 10 dernières années. Bon,
je vous conseille ce jeu car :
- Son scénario est aussi bien foutu.
- C’est un carnage, il y a plein de sang, donc c’est
drôle.
- Parfois, l’animation donne envie de vomir, ça tourne
dans tous les sens, comme dans le film.
- Il est désormais gratuit. C’est génial. Mais
Kill Bill est mieux même si il faut encore payer pour le
voir.
- Les personnages y sont charismatiques au possible. Mais pas
autant que ceux de Kill Bill. En plus dans Kill Bill on
voit leurs
pieds,
ce qui n’est pas le cas dans Doom car ce crétin de héros
ne peut même pas baisser la tête.
- Un réalisme à couper le souffle. Du suspense.
De l’émotion. De la réflexion mais pas trop non plus.
Oh mais… là… mais… incroyable !
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(attention c'est bourré d'humour)
Ne vous inquiétez pas, Kill Bill Volume 2 sera
autant
chargé en second degré que le premier opus
MerdiKator