Attention, c'est une première sur Choucrouteweb. Pour une
fois, ce n'est pas un film qui est notre centre d'intérêt
aujourd'hui mais bien un dessin animé. Incroyable, et pourtant
vrai, Choucrouteweb s'ouvre à d'autres domaines pour devenir
plus polyvalent et rester votre référence en
matière de cinéma. De tous les cinémas.
Nous allons donc parler aujourd'hui de l'unique chef d'oeuvre du
dessin animé qu'est Hercule.
Non non, pas celui-là.
Mais non, pas celui-là non plus.
Mais non, pas celui-là, enfin.
"Coucou !"
Voilà, cet unique-là.
Hercule
Hercule brièvement :
Durée : 35 minutes si l'on en croit la jaquette, 30 si l'on fait
plutôt confiance à son lecteur DVD
Année : 1997
Réalisateur : alors là vu qu'on sait pas trop,
on va dire Bill Schwartz, puisque c'est lui qui produit et fait les
scénarios
Et avec : des gens qui avaient besoin de manger ou qui étaient
de la famille des producteurs ; ou bien les deux
Hercule, c'est la magie des dessins
animés faits avec amour et
conçus pour vulgariser un vrai patrimoine culturel. Pour cela,
n'hésitons pas à dire que l'histoire est forte. Posons le
décor. Alors c'est Hercule, il est à l'Olympe, et il
frime auprès de ses copains en montrant que c'est un vrai
rebelle, puisqu'il utilise la foudre de Zeus pour tirer un peu partout
n'importe comment. C'est un vrai outlaw
biker, il rigole pas. On a même droit à une
touche d'humour.
Une touche d'humour
Mais Hercule c'est aussi de la violence sans concession.
Avant
Après ; quelle ultraviolence !
Or donc, Hercule est là à frimer auprès de sa
bande de potes parmi lesquels on croit pouvoir reconnaître
Hermès et Poséidon si on fait vachement gaffe et qu'on
n'est pas un sale gosse de six ans (comme quoi comme dans les meilleurs
films, il y a deux niveaux de lecture). Bon, par contre il chante un
peu devant eux, ça c'est la louse, du coup ça fait
vachement moins rebelle.
Hercule et ses potes ; il chante
Malheureusement, même quand on s'appelle Hercule, on n'a pas
le droit de jeter de la foudre partout en cassant les maisons, les
statues et les temples des pauvres gens en-dessous. Du coup Zeus se
fâche tout rouge et l'envoie accomplir pas moins de 4
épreuves super difficiles. Incroyable. Les fameux Quatre Travaux
d'Hercule, présentés ici avec pas moins de deux travaux
inédits, puisqu'il doit : affronter
les fameux oiseaux mécaniques, terrasser l'hydre de
Lerne, ramener un cheveu de la Gorgone
et cueillir les pommes d'or du jardin des Hespérides. Et tout
cela dans cet ordre.
Même quand il se fâche, Zeus fait des blagues. Ici : "Approche un peu Hercule"
Dès qu'Hercule a des problèmes, ses potes se cassent
; c'est une métaphore de la vraie vie
Hercule descend donc sur terre au volant de Pégase qu'on lui
a prêté pour l'occasion, et se trouve dans une ville
où une martre (petit
mustélidé très semblable à la fouine dont
elle se distingue par une bavette jaune, qui est blanche chez la
fouine, d'environ 75 cm de hauteur, qui affectionne les régions
où les massifs forestiers demeurent, particulièrement les
formations de conifères) vend des parapluies en bois.
Oui, en bois. Mais mon dieu mais dans quel monde on vit mais c'est
n'importe quoi, des parapluies en bois ! Mais enfin, patience, vous
allez voir, c'est parfaitement logique.
Une martre qui vend des parapluies
Une grosse dame avec un parapluie en bois
Or donc partout des gens se promènent avec des parapluies en
bois. Comme Hercule, le spectateur est surpris, interloqué,
médusé par ce détail saugrenu, mais pas longtemps,
car tout s'explique rapidement. Car il y a bien une explication ; le
réalisateur est un passionné qui a
développé un univers hyper cohérent pour son film.
En effet, semblant crever le ciel et venant de nulle part surgissent
les vilains oiseaux de fer, les fameux, ceux qu'on retrouve quasiment
à chaque page de la mythologie grecque.
Les célèbres oiseaux de fer
Et à peine arrivent-ils en ville que tout le monde change de
trottoir et que les gens se cachent sous leurs parapluies en bois, car
ils lancent des plumes de fer aiguisées partout. C'est
drôlement dangereux, ça pourrait blesser quelqu'un.
Hercule est même obligé d'arracher une moitié de
palissade pour protéger Pégase. Quel héros.
Sous la grande planche, Hercule, qu'on peut deviner grâce
à un bout de sandale et à quelques doigts qui
traînent
Puis il décide de les combattre. Comme il est rudement malin
et drôlement fort, il a recours à une technique de
héros : il souffle sur les nuages pour provoquer de la pluie et
un orage, et ensuite il souffle sur les oiseaux pour les
précipiter au milieu de l'averse. Si, ça se peut, car
c'est un héros.
Et il souffla, souffla... et les nuages firent de la pluie
Et il souffla encore et les oiseaux furent pris dans l'averse
C'est là qu'on se rend compte que le film Hercule, bien que
situé dans un univers fantastique complexe où les gens
portent des parapluies en bois, est par contre régi par les
mêmes lois de la chimie que le monde réel. En effet,
puisque les oiseaux sont en fer et qu'ils sont dans la pluie, ils se
mettent à rouiller immédiatement, et s'écrasent
comme de vilains cacas sur le sol. Ça y est, Hercule a
triomphé de son premier danger périlleux.
Les oiseaux rouillent ; je répète : les oiseaux
rouillent
La place du village où les oiseaux de fer se rendent
vraisemblablement pour mourir
Comme Hercule a ruiné le commerce de la petite martre (qui
est en fait une princesse changée en martre) qui vendait des
parapluies, elle décide de partir avec lui pour se
dédommager et ils partent ensemble pour la prochaine
épreuve. Celle-ci est la suivante : Hercule doit affronter
l'hydre. L'hydre est un monstre énorme à trois
têtes drôlement impressionnant. On se demande bien s'il va
réussir à en triompher, et pourtant c'est un
héros, Hercule. L'hydre fait d'ailleurs super peur, puisqu'on la
découvre en train de rogner une sorte de grand os bizarre en
plastique sur lequel on aurait agrafé un grand rideau rouge.
Le festin de l'hydre ; ça a l'air vachement bon.
Alors le combat commence. Mais Hercule a beau affronter l'hydre de
front, il n'arrive pas à s'en débarrasser. Et l'hydre
commence à s'intéresser de près à la
martre. C'est normal, pensez bien qu'un monstre de cette taille,
ça mange des petits mammifères. Heureusement, grâce
à une subtile technique consistant à faire passer la
martre de son épaule gauche à son épaule droite,
puis de son épaule droite à son épaule gauche etc,
Hercule réussit à faire perdre la tête à
l'hydre qui s'emmêle les cous avant de s'écrouler,
terrassée. Quelle brillante astuce.
L'hydre s'emmêle avant de s'écrouler
L'hydre à terre, Hercule n'a plus qu'à se pencher
pour lui prélever son venin afin de prouver qu'il l'a
terrassée. Pour cela, il suffit bien entendu de traire la dent
de l'hydre pour récupérer les quelques gouttes de poison
dans son tube à essais antique.
Hercule à la ferme
Ce poison lui sera utile pour la prochaine épreuve. En
effet, il doit là affronter la Gorgone et en ramener un cheveu.
Ce qui est le plus dur, c'est que s'il regarde la Gorgone dans les
yeux, il sera immédiatement changé en statue de pierre.
Mais Hercule est très malin, alors il utilise une des plumes
d'oiseaux de fer comme miroir afin de regarder la Gorgone.
Hercule est décidément drôlement malin
Le duel est tout de même très ardu, car la Gorgone a
recours à mille ruses pour qu'Hercule la regarde. Elle lui dit
ainsi très subtilement : "Regarde-moi,
Hercule", "Allez, juste un
petit coup d'oeil" ou encore "Mais
si, je suis là, regarde-moi" et encore d'autres
manoeuvres de manipulation dignes des créatures mythiques les
plus machiavéliques. La volonté d'Hercule est mise
à rude épreuve.
Hercule éprouvant sa volonté
Mais il s'en sort quand même, en envoyant plus ou moins au
hasard une flèche trempée dans le venin de l'hydre.
Voilà, comme ça la Gorgone est endormie, hopla, il peut
lui couper un cheveu, c'est gagné.
Bon, après, il doit cueillir les pommes d'or du jardin des
Hespérides, mais il y a un serpent géant qui surgit et
qui traque la martre, donc du coup Hercule tente de la défendre
et finalement le serpent géant c'est Zeus qui lui dit que c'est
bien qu'il ait défendu la martre, maintenant c'est un vrai
héros. Rolala c'est nul cette dernière épreuve,
elle craint.
"Lalala, je suis un serpent
géant qui poursuit la martre" ; ouuuh, c'est nul !
"Je suis Hercule et je
défends ma copine la martre" ; ouuuh ça craint !
"Mais non je suis pas un serpent,
je vais manger personne, en vrai je suis Zeus" ; rolalalala
c'est pourri
Bon, voilà, et à la fin, lorsque Zeus lui demande ce
qu'il veut, il demande à ce que la martre redevienne une jolie
princesse, du coup Héra lui exauce son voeu et Hercule est
content, Zeus lui donne Pégase, tout est bien qui finit bien au
royaume d'Olympe.
Voilà, à droite l'ancienne martre. Super.
Mais comme on garde le meilleur pour la fin, voici un extrait des
dialogues d'Hercule, pour profiter un peu de la qualité
fantastique et de la traduction et des comédiens doubleurs.
Le tout ayant l'air d'avoir été appris en
phonétique, toutes les phrases sont coupées n'importe
comment avec une diction difficile. En route pour le...
Hercule Dubbing Show
Conclusion
: c'était vraiment super, mais heureusement qu'il y avait
le doublage.
Choucroute